Utiliser les couches lavables, c’est avant tout une démarche écologique tant l’impact des couches jetables sur notre environnent est négatif. La production de couches jetables, ainsi que leur élimination engendrent en effet beaucoup de pollution. A vous de vous faire votre propre opinion…
De la naissance à la propreté, l’utilisation de couches jetables nécessitera pour un seul enfant l’abattage de 4,5 arbres et 25 kg de plastique, soit 67 kg de pétrole brut. L’industrie de la couche s’avère aussi très gourmande en eau (plus de 20 litres par couche) et en produits chimiques de toute nature (une cinquantaine, dont des dioxines et du benzol).
Leur fabrication demande notamment de la cellulose extraite des arbres, du pétrole pour la partie imperméable et pour le gel absorbant qu’elles contiennent, de la pâte à papier pour le coussinet absorbant, mais aussi des quantités d’eau très importantes pour leur blanchiment (beaucoup plus importantes que pour l’entretien des couches lavables).
Les couches jetables, c’est 50% des déchets non recyclables d’une famille avec un enfant. Elles représentent également 4% de nos déchets domestiques.
A raison de 6 couches par jour, on estime qu’un enfant, de la naissance à la propreté, utilisera environ 5000 couches, soit, pour vous donner une idée plus concrète, le volume d’une chambre de 10m2, soit 1 tonne de déchets…. Ramené à l’ensemble de la population des enfants en âge de porter des couches en France (soit environ 1,8 millions) ce chiffre passe à 2,7 milliards de couches par an ! Il convient d’ajouter les différents emballages nécessaires à leur conditionnement.
Utilisée pendant en moyenne 4 heures, une couche jetable va mettre environ 500 ans pour se dégrader, lent processus durant lequel elle produira (entre autre…) du méthane. Les émissions toxiques (et notamment de dioxine) générées par l’incinération de ces déchets ne sont pas plus rassurantes…
« L’empreinte écologique » d’une couche jetable doit également prendre en compte le fait que les couches sont pour une grande partie d’entre elles fabriquées aux Etats-Unis. Leur commercialisation en France implique de ce fait une pollution liée à leur transport.
Les couches jetables sont donc pour le moins des produits très polluants, tant par leur grande consommation de matières premières, d’eau et d’énergie, que par les déchets qu’elles occasionnent. Et les couches lavables ? Leur impact sur l’environnement n’est bien entendu pas nul. Toutefois, celui-ci est sans commune mesure avec celui des couches jetables.
L’industrie de la couche lavable est très peu consommatrice en produits chimiques, dans la mesure où ceux-ci n’interviennent pas (ou très peu) dans le cycle de la production d’une couche lavable. Seul élément appelant l’utilisation de plastique, la culotte de protection impacte peu sur l’environnement en raison du peu d’exemplaires nécessaires (3 pour un enfant).
Il convient également de préciser que certaines couches lavables sont fabriquées en tissus biologiques ou utilisent le polaire issu du recyclage de bouteilles en plastique.
Précisons enfin qu’un nombre non négligeable de couches lavables est produit par des particuliers (nos mamans couseuses !). Limitant l’impact de complexes industriels, ces productions locales limitent également la pollution liée au transport.
Seul bémol à ce tableau, la consommation énergétique et en eau liée à l’entretien d’une couche lavable. Ainsi, il convient de souligner qu’une couche lavable nécessite 7 litres d’eau par utilisation (pour la machine à laver le linge et les WC), soit 3 fois moins qu’une couche jetable.
Reste ensuite l’électricité consommée (autour de 0,1 kwh), la lessive et l’usure du lave-linge (ce dernier, comme l’ensemble des appareils électroménagers, est intégré depuis 2008 en France à une filière spécifique de retraitement une fois mis en déchetterie - ce qui n’est pas encore le cas des couches jetables).
Il convient enfin de souligner que les selles des enfants, jetées dans les WC, sont dès lors évacuées par un réseau adapté au traitement de tels déchets.
Utilisable jusqu’à 200 fois, une couche lavable mettra moins de 6 mois à se décomposer totalement. Les résidus rejetés dans l’environnement lors de ce processus sont peu impactant pour les sols.
Les couches lavables sont par conséquent beaucoup plus respectueuses de l’environnement, tant par leur fabrication que par leur usage puisqu’elles sont par définition lavables, donc réutilisables, et ce même pour plusieurs enfants.